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ECHALOTE ou OIGNON?
Inscites en tant qu'échalote, certaines variétés de produits de semis en vente dans le commerce sont en fait des oignons

Publié le lundi 19 dans la catégorie Communication.

pour que le consommateur ne soit pas trompé, les producteurs demandent l'interdiction de la commercialisation des graines et de la récoltes des variétés d'échalotes concernées.

 

Avec l’évolution de la création variétale à l’origine du développement de l’échalote issue de semis, de nombreux débats ont pris place ces dernières années au niveau européen autour de la défense de l’appellation échalote.

L’inscription de variétés nouvelles d’échalotes aux catalogues nationaux puis européen, est depuis 2005 soumise à l’obligation de respecter un protocole technique, celui de l’OCVV (Office Communautaire des Variétés Végétales, qui est chargé de la protection communautaire des obtentions végétales). Ce cadre strict d’examen permet de différencier avec précision, en deux années de cultures, l’échalote de l’oignon, en s’assurant en particulier que le caractère aggrégatum propre à l’échalote (forte tendance à la division) est bien respecté.

Aujourd’hui, force est de constater que certaines variétés de semis développées par une société semencière néerlandaise, n’ont pas respecté le protocole technique en question.

Les essais conduits par le GEVES (Groupe d’Etudes et de Contrôle des Variétés et des Semences) prouvent que le caractère aggrégatum de certaines de ces variétés est inférieur au seuil fixé pour être classées en échalote.

Plusieurs de ces variétés d’allium sont donc inscrites au Catalogue Officiel Echalote et, c’est plus grave, commercialisées sous cette dénomination d’échalote alors qu’elles n’en sont pas, et devraient donc de ce fait être classées en oignon.

Le Ministère de l’Agriculture, saisi de l’affaire, et conscient du grave préjudice subi par toute la filière de production d’
échalote traditionnelle, a remonté la fraude auprès des autorités hollandaises et au niveau de Bruxelles, demandant l’octroi de compensation à hauteur du dommage constaté.

Dans l’immédiat, des questions se posent autour du devenir des semences déjà commercialisées à tort en tant que semences d’échalote. La crainte est de voir des acheteurs trompés, autorisés à continuer de vendre ces produits sous la dénomination échalote…

Les producteurs d’échalotes traditionnelles demandent le retrait des variétés concernées du catalogue, et l’interdiction immédiate de la commercialisation des graines et de la récolte des variétés concernées, pour cause de tromperie envers les consommateurs.

 

Afficher le fichier « Communiqué de Presse juin 2011 » (pdf, 31 Ko)